Obtenir un prêt après 60 ans reste parfaitement possible. Il n’existe en France aucun âge légal maximal au-delà duquel une banque aurait l’interdiction de prêter.
En revanche, passé 60, 65 ou 70 ans, les conditions deviennent souvent plus strictes. Le véritable obstacle n’est pas seulement l’âge : ce sont surtout la durée du crédit, l’assurance emprunteur, le niveau des revenus à la retraite et les garanties que vous pouvez apporter à la banque.
Un senior disposant d’un patrimoine important peut même parfois obtenir un crédit sans assurance emprunteur classique, grâce au nantissement d’une assurance-vie, d’un portefeuille de titres ou à une garantie immobilière.
Peut-on obtenir un prêt après 60 ans ?
Oui et aucune loi française n’interdit à une personne de plus de 60 ans, 70 ans ou même 80 ans de souscrire un crédit.
La banque doit en revanche vérifier la solvabilité de l’emprunteur. Pour un crédit immobilier, cette analyse porte notamment sur les revenus, l’épargne, les actifs, les dépenses régulières, les dettes et les autres engagements financiers.
À 65 ans comme à 35 ans, la banque n’est jamais obligée d’accorder le prêt.
Mais elle ne doit pas non plus confondre âge et insolvabilité.
Un emprunteur retraité peut disposer de revenus stables, d’un patrimoine immobilier important et de plusieurs centaines de milliers d’euros d’épargne. Son âge ne suffit donc pas, à lui seul, à mesurer le risque financier réel du dossier.
Quel âge maximum pour obtenir un prêt immobilier ?
Il n’existe pas d’âge maximum fixé par la loi.
En pratique, les banques raisonnent surtout en fonction de l’âge de l’emprunteur à la fin du remboursement.
Une personne de 62 ans qui demande un crédit sur 10 ans aura terminé de rembourser à 72 ans. Une personne de 72 ans qui demande un prêt sur 20 ans arriverait à 92 ans au terme du crédit.
Pour la banque et surtout pour l’assureur, ce ne sont évidemment pas les mêmes situations.
Chaque établissement peut fixer ses propres règles internes. Certaines banques acceptent des échéances à un âge relativement avancé, notamment lorsque le patrimoine et les garanties de l’emprunteur sont importants. D’autres appliquent une politique beaucoup plus restrictive.
C’est pourquoi un refus de votre banque habituelle ne signifie absolument pas qu’aucune banque acceptera votre dossier.
Pourquoi emprunter après 60 ans devient-il plus difficile ?
Le problème vient principalement de l’assurance emprunteur.
Lorsqu’une banque finance un achat immobilier, elle veut généralement être protégée si l’emprunteur décède avant d’avoir remboursé le capital restant dû.
Or la probabilité de décès augmente avec l’âge.
L’assurance décès liée au crédit devient donc progressivement plus chère.
À cela peuvent s’ajouter des surprimes ou des exclusions lorsque l’emprunteur présente certains risques médicaux.
Pour un emprunteur de 30 ou 40 ans, l’assurance peut ne représenter qu’une part limitée du coût du crédit.
À 65, 70 ou 75 ans, elle peut devenir un élément déterminant du dossier.
Après 60 ans, le questionnaire médical redevient généralement nécessaire
La loi Lemoine a supprimé le questionnaire de santé pour certains crédits immobiliers.
Mais cette mesure bénéficie relativement peu aux seniors.
L’absence de questionnaire médical est possible lorsque la part assurée par personne ne dépasse pas 200 000 euros et que le crédit est entièrement remboursé avant les 60 ans de l’assuré.
Une personne qui emprunte après 60 ans ne remplit évidemment plus cette deuxième condition.
Elle peut donc être soumise au questionnaire de santé de l’assureur.
Selon les réponses fournies, l’assurance peut proposer un tarif standard, demander des informations supplémentaires, appliquer une surprime, exclure certains risques ou, dans certains cas, refuser de couvrir l’emprunteur.
L’assurance emprunteur peut rendre le crédit trop cher
Le problème ne se limite pas au montant mensuel de l’assurance.
Pour un crédit immobilier, son coût peut intervenir dans le calcul du TAEG, le taux annuel effectif global.
Or le TAEG doit rester inférieur au taux d’usure applicable au crédit.
Un senior peut donc se retrouver dans une situation paradoxale : ses revenus sont suffisants, son apport est important et la banque serait prête à financer l’opération, mais le coût élevé de l’assurance fait échouer le montage.
Il faut alors travailler sur les autres paramètres du dossier : assurance externe, durée plus courte, montant moins élevé ou garantie patrimoniale différente.
Peut-on emprunter après 60 ans sans assurance emprunteur ?
Oui, dans certaines situations.
Contrairement à une idée largement répandue, aucune règle générale n’impose légalement une assurance emprunteur pour tous les crédits immobiliers.
Dans la pratique, les banques l’exigent presque toujours pour un financement immobilier classique.
Mais elles peuvent accepter une autre garantie lorsque le patrimoine de l’emprunteur le permet.
C’est précisément l’une des pistes les plus intéressantes pour obtenir un prêt lorsqu’on est senior.
Le nantissement d’une assurance-vie pour obtenir un prêt senior
Le nantissement consiste à donner un actif financier en garantie du crédit.
Prenons un exemple simple.
Une personne de 70 ans possède 250 000 euros sur une assurance-vie et souhaite emprunter 80 000 euros pour financer des travaux ou une acquisition.
La banque peut accepter de prendre tout ou partie de ce contrat en garantie.
Si l’emprunteur ne rembourse plus son crédit, la banque dispose alors d’un droit sur les sommes nanties, selon les modalités prévues par le contrat.
Pour la banque, le risque de perte diminue fortement.
Pour l’emprunteur, l’intérêt est double : il peut conserver son placement et éviter éventuellement une assurance décès extrêmement coûteuse.
Peut-on nantir un PEA ou un portefeuille de titres ?
Un portefeuille de valeurs mobilières peut également, selon les banques et le type de compte utilisé, servir de garantie.
La logique reste la même.
La banque dispose d’actifs financiers qu’elle pourra faire réaliser dans les conditions prévues si l’emprunteur ne respecte plus ses obligations.
Mais un portefeuille d’actions présente un risque que ne présente pas de la même manière un fonds en euros d’assurance-vie : sa valeur peut fortement baisser.
Une banque ne prendra donc généralement pas pour garantie 100 euros d’actions pour garantir exactement 100 euros de dette.
Elle appliquera une marge de sécurité.
Plus les actifs sont volatils, plus cette décote peut être importante.
Le nantissement d’actifs financiers est donc particulièrement adapté aux seniors possédant une épargne significative par rapport au montant qu’ils souhaitent emprunter.
Le nantissement bloque-t-il l’argent placé ?
Pas nécessairement au sens où les sommes disparaissent du placement, mais leur utilisation devient encadrée.
L’emprunteur reste généralement propriétaire des actifs nantis.
En revanche, il ne peut plus librement effectuer certaines opérations susceptibles de diminuer la garantie de la banque.
Les retraits, rachats, arbitrages ou transferts peuvent nécessiter l’accord du prêteur selon les conditions du nantissement.
Avant de l’accepter, il faut donc vérifier précisément la somme nantie, les placements concernés, les opérations encore autorisées, la durée du nantissement, les conditions de levée de la garantie et les éventuels frais.
L’hypothèque d’un bien immobilier déjà détenu est une autre solution
Un senior propriétaire d’un logement ou d’un autre bien immobilier peut également proposer une garantie hypothécaire.
La banque prend alors une hypothèque sur un bien déjà détenu par l’emprunteur.
En cas de défaillance grave et persistante, elle pourra engager les procédures permettant de récupérer les sommes dues sur la valeur du bien.
Cette garantie peut permettre à la banque d’accepter un financement qu’elle aurait refusé avec une simple assurance emprunteur.
Attention toutefois : cette solution entraîne davantage de frais qu’un simple nantissement financier.
Il faut notamment tenir compte du coût de la garantie et des formalités liées à l’hypothèque.
Faut-il forcément être propriétaire pour emprunter après 60 ans ?
Non.
Un retraité qui ne possède pas de patrimoine immobilier peut parfaitement obtenir un crédit s’il dispose de revenus suffisants et d’un dossier satisfaisant.
Mais le patrimoine devient particulièrement utile lorsque l’âge rend l’assurance emprunteur difficile ou très coûteuse.
La banque peut alors raisonner différemment.
Un emprunteur disposant de 300 000 euros de patrimoine financier qui souhaite emprunter 50 000 euros ne présente pas le même risque qu’un emprunteur sans épargne demandant le même financement.
Après 60 ou 70 ans, il est donc souvent préférable de présenter un véritable bilan patrimonial, plutôt que de se limiter à ses pensions de retraite.
Les revenus de retraite sont-ils pénalisants pour obtenir un crédit ?
Pas nécessairement.
La retraite présente même un avantage : les revenus sont relativement prévisibles.
À 70 ans, la banque n’a plus à s’interroger sur une éventuelle perte d’emploi de l’emprunteur.
En revanche, elle examine attentivement le montant des pensions et le reste à vivre après paiement des mensualités.
Elle peut notamment prendre en compte les pensions de retraite, les pensions complémentaires, les revenus fonciers, certaines rentes, les revenus financiers réguliers, les autres crédits en cours et les charges fixes.
L’âge ne dispense donc évidemment pas d’avoir une capacité de remboursement suffisante.
Le taux d’endettement reste important après 60 ans
Les seniors ne bénéficient pas d’une exception générale aux règles d’octroi du crédit immobilier.
Les banques examinent notamment le rapport entre les charges de remboursement et les revenus.
Mais le taux d’endettement ne doit pas être regardé isolément.
Prenons deux retraités dont les mensualités représentent 35 % des revenus.
Le premier touche 1 800 euros par mois.
Le second en touche 8 000.
Leur reste à vivre n’a rien de comparable.
Un dossier senior solide doit donc mettre en avant non seulement le taux d’endettement mais aussi le niveau absolu des revenus, le patrimoine disponible et les charges réellement supportées.
Réduire la durée du prêt augmente fortement les chances d’acceptation
Pour obtenir un prêt après 60 ans, l’un des leviers les plus efficaces consiste à réduire sa durée.
Un emprunteur de 68 ans qui sollicite un financement sur 20 ans demande à la banque de prendre un risque jusqu’à ses 88 ans.
Le même crédit sur 10 ans se termine à 78 ans.
La mensualité sera plus élevée, mais plusieurs éléments s’améliorent : le risque de décès pendant le crédit diminue, l’assurance peut coûter moins cher au total, la banque récupère son capital plus rapidement et le coût global des intérêts diminue également.
Pour un senior dont les revenus permettent des mensualités importantes, un crédit court est souvent beaucoup plus facile à faire accepter.
Augmenter l’apport peut également faire la différence
Après 60 ans, il peut être pertinent d’utiliser une partie de son épargne comme apport tout en conservant une réserve financière.
Une personne souhaitant acquérir un logement de 300 000 euros peut avoir beaucoup plus de chances d’obtenir 120 000 euros de financement que 270 000 euros.
Mais utiliser toute son épargne pour réduire le crédit serait rarement une bonne idée.
Un retraité doit conserver suffisamment de liquidités pour les dépenses imprévues, les travaux, les frais de santé, l’aide éventuelle à un proche ou tout simplement son niveau de vie.
La bonne stratégie consiste donc à trouver un équilibre entre apport et patrimoine conservé.
Peut-on faire jouer la concurrence entre assurances après 60 ans ?
Oui, et il faut le faire.
La banque peut proposer son propre contrat d’assurance emprunteur, mais l’emprunteur peut rechercher une assurance individuelle offrant un niveau de garanties équivalent.
Pour un senior, les écarts de tarifs peuvent être importants.
Certaines compagnies acceptent également d’assurer jusqu’à un âge plus élevé que d’autres.
Il faut comparer non seulement la cotisation mais également l’âge maximal de souscription, l’âge auquel cesse la garantie décès, les exclusions, les éventuelles surprimes, les garanties invalidité, les conditions médicales et le coût total sur toute la durée du crédit.
La convention AERAS peut faciliter certains dossiers
L’âge et l’état de santé sont deux problèmes différents.
Un senior peut être en excellente santé tandis qu’une personne plus jeune peut présenter une pathologie compliquant l’assurance du prêt.
Lorsqu’un emprunteur présente ou a présenté un risque aggravé de santé, la convention AERAS peut permettre un examen spécifique du dossier.
Elle ne garantit ni l’assurance ni l’obtention du prêt.
Mais elle prévoit des mécanismes permettant à certains dossiers qui auraient été refusés dans les conditions habituelles d’être examinés différemment.
Pour un emprunteur de plus de 60 ans ayant eu un problème de santé important, cette possibilité ne doit pas être négligée.
Un courtier peut-il aider un emprunteur senior ?
Oui, à condition de choisir un courtier qui connaît réellement ce type de financement.
L’intérêt du courtier n’est pas simplement d’envoyer le même dossier à dix banques.
Il doit savoir quels établissements acceptent encore les emprunteurs à un âge avancé, quelles limites ils appliquent en fin de prêt et quelles garanties alternatives ils acceptent.
Un bon courtier peut également aider à rechercher une assurance emprunteur mieux adaptée.
Ses honoraires doivent toutefois être intégrés au coût de l’opération.
Avant de signer un mandat, demandez précisément combien vous paierez, à quel moment et uniquement si le prêt est obtenu ou non.
Crédit à la consommation après 60 ans : souvent plus simple que le prêt immobilier
Toutes les demandes de crédit senior ne concernent pas l’immobilier.
Une personne retraitée peut avoir besoin de 10 000, 20 000 ou 30 000 euros pour acheter une voiture, effectuer des travaux ou financer un autre projet.
Pour un crédit à la consommation, l’assurance n’est généralement pas le même obstacle que pour un important crédit immobilier.
La banque doit néanmoins vérifier la solvabilité de l’emprunteur.
Un âge élevé n’interdit donc toujours pas le financement.
Mais la banque peut limiter la durée ou le montant accordé.
Faut-il emprunter ou utiliser son épargne après 60 ans ?
La question mérite d’être posée avant même de chercher une banque.
Supposons qu’un retraité possède 150 000 euros placés et souhaite financer 30 000 euros de travaux.
Il peut utiliser 30 000 euros de son épargne.
Il peut aussi emprunter et conserver son capital.
La meilleure solution dépend du taux du crédit, du rendement des placements, de la fiscalité, du besoin de liquidités et du coût de l’assurance.
Il n’est pas automatiquement absurde d’emprunter lorsqu’on possède déjà l’argent.
En revanche, payer un crédit à un taux élevé et une assurance très chère uniquement pour ne pas toucher à une épargne faiblement rémunérée peut être financièrement mauvais.
Il faut comparer les deux scénarios en euros.
Les erreurs à éviter pour obtenir un prêt après 60 ans
La première erreur consiste à demander le prêt uniquement à sa banque historique.
Les politiques concernant l’âge varient énormément d’un établissement à l’autre.
La deuxième consiste à attendre que la banque propose spontanément un nantissement ou une autre garantie patrimoniale.
Elle ne le fera pas nécessairement.
La troisième consiste à ne comparer que le taux nominal du crédit.
Chez un senior, l’assurance peut représenter une part considérable du coût.
Il faut donc comparer le TAEG et le coût total du financement.
Enfin, il ne faut pas attendre d’avoir signé un compromis immobilier pour commencer à étudier son assurabilité.
Après 60 ou 65 ans, il vaut mieux vérifier les possibilités d’assurance et de financement avant de s’engager sur une acquisition.
Quels documents préparer pour demander un prêt après 60 ans ?
Un dossier complet permet d’éviter des semaines de discussions inutiles.
Préparez vos derniers justificatifs de pensions et autres revenus, vos relevés bancaires, les tableaux d’amortissement des crédits existants et vos justificatifs de charges.
Ajoutez également les documents relatifs à votre patrimoine : relevés d’assurance-vie, comptes-titres, PEA, épargne disponible, biens immobiliers et revenus locatifs.
Si vous envisagez un nantissement, fournissez immédiatement les caractéristiques du placement concerné.
Plus la banque comprend rapidement que le risque est maîtrisé, plus votre dossier devient défendable.
Après un refus, faut-il renoncer au crédit ?
Non.
Demandez d’abord ce qui a conduit au refus.
Le problème peut venir du montant emprunté, de la durée, de l’assurance, du taux d’endettement ou simplement de la politique interne de l’établissement concernant l’âge en fin de prêt.
Ensuite, modifiez le montage.
Un crédit de 150 000 euros sur 15 ans refusé peut parfois devenir acceptable avec 120 000 euros sur 10 ans et davantage d’apport.
Une assurance très chère peut éventuellement être remplacée par une délégation d’assurance.
Un dossier bloqué par l’âge peut devenir finançable avec un nantissement.
Et surtout, présentez le dossier à plusieurs établissements.
La réponse d’une banque n’est pas la réponse du marché bancaire français.
Obtenir un prêt après 60, 70 ou 75 ans : ce qu’il faut retenir
Plus on avance en âge, plus l’obtention d’un crédit peut devenir compliquée. Mais ce n’est pas parce qu’il existerait une interdiction légale de prêter aux seniors.
Aucun âge légal maximal n’interdit d’emprunter en France.
Le principal obstacle vient souvent de l’assurance décès, dont le prix augmente avec l’âge et qui peut parfois rendre le financement beaucoup trop cher.
Mais un emprunteur disposant d’un patrimoine peut proposer d’autres garanties.
Le nantissement d’une assurance-vie ou d’actifs financiers et l’hypothèque d’un bien déjà détenu sont notamment des pistes à étudier.
Pour maximiser ses chances après 60 ans, il faut donc raisonner différemment : emprunter sur une durée plus courte, présenter l’ensemble de son patrimoine, comparer plusieurs banques et plusieurs assurances et négocier les garanties.
À 65, 70 ou 75 ans, la question n’est pas simplement : « Suis-je trop âgé pour emprunter ? »
La bonne question est : « Comment présenter mon dossier pour que la banque ait suffisamment de garanties pour accepter de me prêter ? »

Le 25/03/2019
Bonjour
Je voudrais faire une demande de crédit pour des travaux, j’habite chez ma fille je vie seule et j’ai 64 ans retraités, je voudrais emprunté la somme de 67000€ sur 120 mois est ce que c’est possible ?
Si non accord, donner moi les vrais motifs de refus….
Bonjour, Nous ne sommes pas un organisme de crédit 🙂 mais nous pouvons cependant vous indiquer que tout dépend de vos garanties. voir https://www.credit-et-banque.com/les-garanties-de-credit-de-pret-definition-et-details-pratiques/ et surtout https://www.credit-et-banque.com/monter-un-dossier-de-credit/