Tarifs de Bunq : la liberté bancaire au prix fort pour les amateurs de cash

Se présentant comme la « banque de la liberté », Bunq s’adresse avant tout aux utilisateurs ultra-connectés qui ont banni le papier de leur quotidien. Si l’expérience utilisateur est à la pointe de la technologie, la fintech néerlandaise applique une tarification qui ne fait aucun cadeau à ceux qui ont encore besoin de billets ou de services bancaires traditionnels.

Une gestion de compte « tout-en-un » mais sans alertes

Chez bunq, l’abonnement internet est gratuit, et les frais de tenue de compte standard sont directement inclus dans le package choisi par le client. En revanche, la banque fait l’impasse sur les alertes SMS de situation de compte, un service qu’elle ne propose tout simplement pas. Concernant l’inactivité, aucun tarif spécifique n’est précisé dans les conditions actuelles, ce qui est assez rare pour être souligné.

Moyens de paiement : la suprématie du virtuel

L’offre de base de bunq repose sur une Mastercard à autorisation systématique exclusivement virtuelle, incluse dans le package. Si vous souhaitez une carte physique, ou si vous devez la remplacer, préparez-vous à une facture salée : la refabrication d’une carte bancaire coûte entre 9,99 € et 99,99 € selon la gamme (un remplacement gratuit par an est toutefois accordé pour les offres Elite et Pro, hors carte métal).

Le point le plus critique reste le retrait d’espèces. bunq est sans doute l’une des banques les plus punitives du marché : chaque retrait en zone euro vous coûtera 2,99 €, et ce dès la première opération du mois. À l’étranger, hors zone euro, la banque prélève une commission de 1,50 % du montant payé (tarif réduit à 0,50 % si vous dépensez moins de 1 000 € par an).

Opérations numériques et absence de services « à la française »

Pour tout ce qui touche aux flux numériques, bunq remplit sa mission :

  • Les virements occasionnels, permanents et instantanés par internet sont gratuits.
  • La mise en place et l’exécution des prélèvements sont sans frais.

Cependant, le catalogue de services s’arrête là. bunq ne propose aucun service de chèque (pas de chéquier, pas de chèque de banque). Vous ne trouverez pas non plus de produits d’épargne réglementée comme le Livret A, le LDDS ou le LEP, ni de solutions de crédit (immobilier ou consommation). Enfin, aucun découvert autorisé n’est possible, ce qui exclut de fait les frais d’agios.

Pour les investisseurs, bunq propose un compte-titres avec des frais de transaction de 0,99 %, bien que ce service soit gratuit les trois premiers mois ou pour les transactions jusqu’à 100 000 €. Le PEA n’est pas disponible.

Comparaison : bunq face à Revolut, N26 et BoursoBank

Dans l’univers des néobanques nationales, bunq affiche les tarifs de retrait les plus prohibitifs. Là où N26 facture 2 € après 2 retraits gratuits et Revolut 2,00 % après cinq retraits (ou 200 €), bunq assomme ses clients avec 2,99 € dès le premier passage à l’automate.

Sur les paiements hors zone euro, bunq est également moins compétitive que Revolut ou N26 qui offrent une gratuité totale, alors que bunq prélève 1,50 % (au-delà de 1 000 €/an). Enfin, face à une banque en ligne complète comme BoursoBank, bunq ne fait pas le poids pour un usage de compte principal : l’absence totale de chéquiers et de crédits immobiliers la cantonne à un rôle de compte secondaire pour technophiles, malgré des frais de tenue de compte qui peuvent être plus élevés que la gratuité totale de BoursoBank.

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