"CDS"
La Société Générale plombée par les CDS ?
Le second trimestre 2009 de la Société Générale s’annonce relativement bon: le résultat net devrait être bénéficiaire pour la période avril-juin après une perte de 278 millions d’euros au premier trimestre.
Un problème cependant: les dérivés de crédit.
Ces contrats spécifiques ( notamment les CDS) permettent de diminuer le risque financier d’un crédit, la banque demandant des garanties financières au client. Cela permet à la banque de protéger ses portefeuilles obligataires – c’est-à-dire la valeur de ses taux d’intérêt.
A l’automne dernier , la valeur de ces CDS a bondi car les investisseurs ont limité au maximum les risques financiers.
Quand la confiance revient, les investisseurs abandonnent les CDS, et leur valeur chute.
A cause de ce reflux, la Société Générale prévoit une perte d’1,3 milliard d’euros due à ce « resserrement des dérivés de crédit ».
A priori, les bénéfices du second trimestre 2009 de la Société Générale ne seront pas suffisants pour combler le déficit des CDS. Pour l’instant, « Aucune autre dépréciation n’est toutefois à attendre » selon Frédéric Oudéa. Mais cet argument ne semble rassurer personne…
Baisse de la confiance sur le marché du crédit
L’indice de dérivés de crédit (CDS), iTraxx crossover, qui permet d’évaluer le coût moyen de la protection sur les signatures les plus fragiles a terminé la semaine à 1150 points de base.
Assurer 10 millions d’euros de dette à haut rendement contre un contrat de défaut coûte maintenant 1,15 million d’euros par an contre 600000 euros en octobre dernier …
La dette des institutions financières est la première dette « douteuse » mais les assureurs sont à leur tour montrés du doigt par le marché. AIG et Aviva ont provoqué l’envolée des CDS (dérivés de crédit) de ces assureurs et de toute la branche.
Les spreads de la dette émise par les institutions financières sont passés de 638 à 685 points de basse sur l’indice iBoxx Euro Financials en 5 séances.
Il ne reste que le marché primaire de la dette qui tienne encore sans céder à la panique …
AIG: quelles conséquences pour les banques et assurances françaises ?
La déroute d’ AIG (pertes de 100 milliards de dollars pour 2008; 2 plans de sauvetage d’un total de 150 milliards de dollars sans effet) VA provoquer de sérieux ennuis dans les banques françaises.
Toutes les banques françaises (Calyon, Société Générale, BNP) sont LIEES à AIG via les CDS (credit default swaps, qui cautionnent des crédits et des obligations).
Les banques françaises sont prises là typiquement dans une réaction en chaîne et comme d’habitude, personne n’en parle, en espérant pouvoir cacher tout ceci sous le tapis mais c’est autre chose que de la poussière …
Credit Default Swap définition
Les Credits Default SWAPS (CDS) sont des contrats financiers de protection entre acheteurs et vendeurs. L’acheteur verse une prime, exprimée en points de base (un centième d’un point de pourcentage) par an en fonction du notionnel de l’actif, au vendeur qui promet de compenser les pertes de l’actif de référence en cas d’événement de crédit.
Le vendeur n’a pas d’ obligation de mettre de côté des fonds pour garantir la transaction, il reçoit des primes périodiques et augmente ses avoirs sans nul investissement en capital si aucun événement de crédit n’a lieu jusqu’à maturité du contrat.
SI l’événement de crédit arrive, événement plus ou moins probable mais très coûteux, le vendeur doit faire un paiement contingent.
Le marché des CDS représenterait plus de 54 000 milliards de dollars actuellement et personne ne sait exactement qui est lié à qui via ce marché.
Cela entraîne la propagation des problèmes puisque comme dans les dominos, les banques et autres organismes de crédit ayant souscrit des CDS font tomber leurs vendeurs.