Depuis quelques années, les applications de paiement mobile fleurissent. Partout dans le monde, nombre de ces applications ont fait leur apparition et ont été adoptées par de plus en plus de personnes. Cet essor n’est pas bien difficile à comprendre. En effet, comparées aux moyens traditionnels de paiement, ces solutions se révèlent plus flexibles, plus sécurisées et surtout moins coûteuses. Elles sont par conséquent plus pratiques pour les usages quotidiens.
De plus, elles permettent aux Etats et aux banques de contrôler les flux financiers donc les gens tout en les taxant.
En France, les acteurs de la FinTech ne restent pas en marge de la dynamique. À l’instar d’autres pays, des startups françaises du secteur ont travaillé sur diverses applications avec leurs lots de nouveautés. Beaucoup ont capoté ou ont évolué comme Lydia, devenu Sumeria
Il existe 2 applications mobiles. Sumeria, qui regroupe tous les services bancaires historiques de Lydia (compte courant rémunéré, carte Visa, investissement, remboursements, cagnottes…) et une autre application, simplement appelée Lydia, pour ceux qui souhaitent utiliser uniquement les remboursements entre amis et les cagnottes en ligne.
Grâce à Sumeria, vous pouvez :
Pour utiliser cette application, il vous faudra l’installer sur votre smartphone. Elle est disponible aussi bien pour Android que pour iOS.
Lydia/Sumeria bénéficie de la directive de Bruxelles qui a libéralisé l’échange de données entre les banques et des opérateurs marketing, permettant à ceux-ci de proposer des interfaces pour avoir accès aux autres comptes bancaires.
Après installation de l’application, l’étape suivante est la création d’un compte courant Lydia/Sumeria à l’aide de votre numéro de téléphone. Doté d’un IBAN français, ce compte vous permettra de faire facilement des transferts entre vos banques traditionnelles et Lydia. Une fois votre compte créé, vous êtes prêt(e) à utiliser votre application.
Pour commencer à utiliser votre compte Lydia/Sumeria, vous avez besoin de le recharger. Le rechargement peut se faire à partir de votre banque traditionnelle (Caisse d’épargne, Crédit Agricole, BoursoBank (ex Boursorama) Banque, BNP Paribas Crédit Mutuel…) ou d’une carte bancaire (Visa, MasterCard…).
Lydia/Sumeria vous permet d’ajouter plusieurs comptes et cartes. Une fois que vous l’avez fait, vous êtes en mesure de faire des transferts simplement par un mouvement de cliquer-glisser depuis le moyen ajouté vers votre compte Lydia. Inversement, les retraits depuis Lydia vers vos comptes se font de la même manière.
Pour transférer de l’argent à un proche, ce dernier doit également avoir un compte Lydia. Comme dans le cas précédent, ce transfert se fait aussi simplement. Il suffit de faire un cliquer-glisser de votre solde Lydia vers le contact à qui vous souhaitez faire le transfert ; de renseigner le montant à transférer ; la raison de votre transfert et de confirmer.
Notons que ce transfert n’est possible que si le bénéficiaire dispose lui aussi d’un compte Lydia. Il reçoit immédiatement le transfert sur son application après confirmation.
Le processus est quasiment le même pour faire des dons à une association.
Sur l’application, il existe un onglet Marché recensant les marchands acceptant le paiement par Lydia avec leurs localisations. En vous rendant chez un de ces marchands donc, vous aurez la possibilité de payer vos achats à l’aide de votre application.
Le paiement dans ce cas peut se faire par QR code ou sans contact (grâce à la technologie NFC). Pour la première option, il suffit de générer le QR code avec son application Lydia, de passer ce code au marchand. Le paiement est automatiquement effectué dès le scannage du code par ce dernier.
Le paiement sans contact, quant à lui, se fait en posant simplement le téléphone sur le terminal carte du marchand. L’option de paiement doit être préalablement activée dans l’application.
Lydia/Sumeria permet également de régler des dépenses à plusieurs avec vos proches ou amis. Le principe est simple : vous réglez les dépenses en questions dans sa totalité et vous demandez des remboursements à vos proches.
La demande se fait très facilement. Il suffit de
Les personnes recevront immédiatement une demande de remboursement qu’ils pourront satisfaire. La possibilité vous est donnée de les relancer au cas où ils ne réagissent pas.
Avec Lydia, vous pouvez aussi créer une cagnotte à laquelle vous pourrez faire participer d’autres utilisateurs Lydia. Il vous suffit simplement de créer la cagnotte, d’ajouter les membres et vous pourrez collecter les fonds que vous désirez suivant la période que vous désirez.
On peut citer :
En ce qui concerne les inconvénients, le premier est la limitation du nombre de marchands acceptant Lydia/Sumeria est dans les grandes villes. Cela peut donc vous être difficile, voire impossible, si vous vivez dans certains milieux non urbains. Toutefois, Lydia/Sumeria propose des cartes auxquelles vous pourrez souscrire pour réaliser vos paiements si l’application n’est pas directement acceptée par votre marchand.
Mais surtout, Lydia/Sumeria est cher (voir les tarifs ci-après). Par rapport à ses concurrents et surtout aux applications des banques et néo-banques, Lydia coûte cher.
En plus de l’application, Lydia Solutions propose des cartes utilisables pour des transactions, en lieu et place de l’application elle-même. Autrement dit, au lieu de payer directement avec votre smartphone, vous pouvez souscrire à une carte que vous utiliserez.
Contrairement à l’application qui n’est pas encore acceptée par tous les marchands, les cartes elles peuvent être utilisées pour des paiements partout où les cartes sont en général acceptées. Il s’agit en effet de cartes Visa qui se lient à votre application et qui vous permettent de payer et de faire des retraits dans les distributeurs, même à l’étranger. Elles existent en deux couleurs : bleue et noire.
La noire présente tous les avantages de la bleue en plus de quelques avantages exclusifs. En fonction de votre abonnement, la carte adéquate vous est envoyée.
Les cartes présentent l’avantage d’être offlines. Elles peuvent vous permettre de faire des transactions chez des marchands jusqu’à 20 € en l’absence d’internet. Cette caractéristique fait d’elles des cartes passe-partout. Vous pouvez les utiliser partout où vous êtes, même dans les parkings sous-terrain ou pour prendre un ticket de péages.
L’accès aux services de Sumeria commence par une apparente gratuité : l’abonnement internet et les frais de tenue de compte standard sont gratuits. Cependant, la banque ne propose pas d’alertes SMS pour la situation du compte, un service jugé sans doute archaïque par la fintech. Attention toutefois au compte inactif : Sumeria n’hésite pas à facturer des frais limités à 30 € en cas de sommeil prolongé de votre compte.
Chez Sumeria, la dématérialisation est reine. Si les virements occasionnels par internet et la mise en place d’autorisations de prélèvement sont gratuits, la gestion de la carte physique est plus encadrée. La refabrication d’une carte bancaire vous coûtera 5 €, avec une limite de 4 cartes commandées par mois.
Les retraits d’espèces constituent le principal point de friction tarifaire. Si les trois premiers retraits mensuels sont gratuits (dans la limite de 250 €), Sumeria prélève 1,50 % du montant dès le 4e retrait. La banque applique également un plafond de 50 retraits ou 2 000 € par mois. À l’inverse, les achats à l’étranger hors zone euro sont gratuits dans la limite de 2 000 € de paiements mensuels.
Sumeria se montre clémente sur certains incidents : les commissions d’intervention sont gratuites. En revanche, pour les rejets de virement ou de prélèvement, la banque se dédouane en invoquant l’absence de découvert autorisé. Concernant les services bancaires plus complexes, Sumeria fait l’impasse sur les chéquiers, les chèques de banque et les livrets réglementés comme le Livret A, le LDDS ou le LEP. De même, aucun prêt immobilier n’est proposé, bien qu’un service de prêt à la consommation soit disponible.
Positionnée sur le marché des néobanques nationales, Sumeria se frotte à des géants comme Revolut ou N26. Comparativement, Sumeria est plus agressive sur les retraits : là où Revolut taxe 2,00 % après le 6e retrait (ou au-delà de 200 €), Sumeria commence sa ponction de 1,50 % dès le 4e passage à l’automate. Face à BoursoBank, Sumeria perd l’avantage de la gratuité totale sur les paiements à l’étranger, BoursoBank ne fixant aucune limite de montant, contrairement au plafond de 2 000 € de Sumeria. Enfin, l’absence de produits d’épargne réglementés chez Sumeria la place en retrait face à Hello bank ou BoursoBank, qui offrent une panoplie bancaire bien plus complète pour un coût de gestion courante tout aussi nul.
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