Revolut s’est imposée comme le rouleau compresseur de la banque mobile en Europe, séduisant des millions d’utilisateurs par une application ultra-fluide et une promesse de frontières effacées. Cependant, derrière cette modernité apparente, la structure de frais reste piégeuse pour les clients qui s’éloignent du tout-numérique ou qui ont le malheur de laisser dormir leur compte.
L’accès aux services de Revolut est simplifié avec un abonnement internet et des alertes SMS (situation du compte) totalement gratuits. Les frais de tenue de compte standard sont inclus dans le package de base. En revanche, Revolut ne pardonne pas l’oubli : un compte inactif vous coûtera 27,60 € par an (soit 2,30 € par mois), un tarif particulièrement punitif pour une banque qui se veut flexible.
La carte Mastercard est incluse dans l’offre de base, mais attention à la casse ou à la perte : la refabrication d’une carte bancaire est facturée 6 €, hors frais de livraison. L’opposition de la banque sur la carte est, quant à elle, gratuite.
Côté transferts d’argent, Revolut fait figure de bon élève :
Le bât blesse sur les retraits d’espèces. Si les retraits sont gratuits dans la limite de 200 € par mois, Revolut applique une commission de 2,00 % du montant dès le 6e retrait mensuel. Pour les globe-trotteurs, les achats à l’étranger hors zone euro restent l’un des points forts de la banque avec une gratuité totale, sans limite de montant mentionnée.
Revolut se distingue par une politique très souple sur les incidents de paiement : les commissions d’intervention sont gratuites, tout comme les rejets de prélèvement ou de virement pour solde insuffisant. Il faut dire que la banque ne propose aucun service de découvert autorisé, éliminant de fait les agios.
En revanche, l’offre de produits bancaires « à la française » est quasiment inexistante :
Sur le terrain des néobanques nationales, Revolut livre un duel serré avec N26. Si N26 taxe les retraits à hauteur de 2 € dès le 3e retrait, Revolut se montre plus généreuse en autorisant 5 retraits gratuits (jusqu’à 200 €) avant de prélever ses 2,00 %. Face à Sumeria, Revolut garde l’avantage sur les paiements à l’étranger : Sumeria limite la gratuité à 2 000 € par mois, là où Revolut ne fixe pas de plafond dans ses conditions standards.
Toutefois, comparée à une banque en ligne complète comme BoursoBank, Revolut perd de son attrait pour un compte principal. L’absence totale de chèques et d’épargne réglementée (Livret A) chez Revolut est un handicap majeur face à BoursoBank ou Hello bank, qui offrent ces services gratuitement. Enfin, avec ses 27,60 € de frais d’inactivité, Revolut est plus agressive que BforBank ou Sumeria, qui plafonnent ces frais à 30 € mais sur des bases de calcul souvent moins régulières.
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