L’immobilier est perçu comme l’un des placements préférés des Français et EST un des placements préférés. C’est même une religion chez beaucoup: investir dans la pierre.
Beaucoup considèrent qu’un bien “prend de la valeur tout seul” et qu’il constitue un moteur d’enrichissement permanent.
Pourtant, dans la réalité, un bien immobilier cesse de vous enrichir au moment précis où son crédit est totalement remboursé.
Ce constat surprend, mais il est mathématiquement incontestable.
L’essentiel du gain immobilier ne provient pas du bien en lui-même, mais de l’effet de levier du crédit. Et une fois la dette effacée, cet effet disparaît. Le bien redevient un placement à rendement modéré, parfois insuffisant pour suivre l’évolution du niveau de vie.
Voici pourquoi.
Quand vous achetez un bien avec un crédit, vous investissez rarement votre propre argent.
Avec 20 000 € d’apport, vous pouvez financer un actif de 300 000 €.
Si le bien prend 2 % ou 3 % par an, cette hausse ne s’applique pas à votre apport… mais à la valeur totale du bien.
Cet écart crée une accélération spectaculaire des fonds propres :
C’est cela, le levier immobilier : une petite mise initiale qui produit un rendement sur une grande base d’actifs.
Tant que la dette existe, chaque année de remboursement augmente mécaniquement vos fonds propres, même si le marché ne monte pas. C’est une dynamique puissante, parfois plus puissante encore que les marchés financiers.
Une fois le crédit payé, le mécanisme change totalement. Votre patrimoine immobilier ne bénéficie plus du levier.
Il ne progresse plus que selon 2 moteurs :
Or, dans la majorité des cas, ces 2 moteurs sont insuffisants pour maintenir le rythme de la société moderne.
L’immobilier suit l’économie… mais avec une inertie forte.
Sur certaines périodes, il peut stagner ou reculer.
Les contraintes énergétiques, les normes, les travaux obligatoires, les impôts locaux… peuvent même grignoter la performance.
En France, une fois déduits :
C’est loin d’être suffisant pour suivre la croissance nominale de l’économie, qui progresse plutôt autour de 3,5 % à 4 %.
Sans crédit, l’immobilier devient un actif stable, mais pas un actif qui enrichit.
Quand un propriétaire voit son bien passer de 300 000 € à 320 000 €, il a l’impression de s’enrichir.
Oui, son capital nominal augmente.
Mais pendant ce temps, les salaires progressent, les prix de l’immobilier dans d’autres zones montent davantage, les coûts augmentent, les standards évoluent, les modes de vie se renouvellent.
Résultat : la valeur relative du patrimoine diminue alors même que sa valeur absolue augmente.
On peut gagner 20 000 € sur un bien mais perdre du terrain par rapport aux autres propriétaires, aux zones plus dynamiques, et aux nouvelles exigences économiques. C’est exactement ce qui arrive lorsque l’on a un bien totalement payé.
Pas forcément car un bien payé peut jouer un rôle stratégique :
Il est un pilier de stabilité, pas un accélérateur de patrimoine.
Plusieurs options existent pour éviter que l’immobilier payé ne tire votre patrimoine vers le bas :
L’objectif n’est pas de s’endetter en permanence, mais de comprendre que la performance immobilière dépend du levier, pas du bien.
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