TRADERS
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Comment est calculé le milliard de bonus des traders de BNP Paribas ?
La banque BNP Paribas a provisionné 1 milliard d’euros pour les bonus de ses traders. Ceci est le grand scandale actuel de la finance mais comment a été calculé ce chiffre que BNP Paribas ne dément pas mais que la banque n’a jamais donné officiellement ?
Le blog des cordons de la bourse a livré les clés du calcul de ce milliard par Libération. Le blog constate que « le montant des frais de gestion du pôle Corporate and Investment Banking de BNP Paribas (CIB) a été de 3,237 milliards d’euros. Contre 2,208 milliards lors du premier semestre 2008. Soit une différence de 1,029 milliards, qui représente une augmentation de 46,6%. »
Or la banque expliquait au premier trimestre que « Les frais de gestion du pôle Corporate and Investment Banking de BNP Paribas (CIB) s’élèvent à 1 770 millions d’euros contre 952 millions d’euros au premier trimestre 2008. Ils sont impactés essentiellement par la hausse des provisions pour rémunérations variables dans les activités de marchés de capitaux »
Après ces calculs, BNP Paribas a eu plusieurs réactions:
Précision (à 19h): une porte-parole de la banque, interrogée, ne dément pas le milliard, mais refuse de donner le moindre chiffre, car « c’est une donnée non publique ».
Nouvelle précision (à 20h30): un autre porte-parole de la banque ne dément toujours pas le milliard -« le calcul est de votre responsabilité », indique-t-il-, et reconnaît que le montant à verser est « forcément de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros ».
Nouvelle nouvelle précision (mercredi, à 10h): La banque confirme totalement. Un communiqué publié ce matin indique:
« Le chiffre d’un milliard calculé par Libération est proche de la réalité mais, en tout état de cause, les provisions pour bonus effectuées en cours d’année sont virtuelles puisque ces bonus ne sont decidés qu’en fin d’année, au vu des résultats effectifs de l’exercice »
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Bonus des traders: la fausse mesure du gouvernement
Le gouvernement semble vouloir annoncer une règle ou une loi concernant les bonus des opérateurs des salles de marchés, appelés communément « traders ».
Un accord entre les banques et les autorités de régulation en France , un « code éthique » encadrerait les rémunérations des traders.
L’accord, qui doit être soumis dans les prochains jours à la ministre de l’Économie Christine Lagarde, vise à modérer le poids de la part variable de la rémunération des traders, le fameux « bonus » afin de ne pas encourager des prises de risques inconsidérées, a indiqué samedi la Fédération bancaire française (FBF).
« Dans le souci de l’intérêt économique général, les principes en matière de rémunération des professionnels des marchés financiers ont pour objet de renforcer leur comportement et les objectifs à long terme de l’entreprise qui les emploie, particulièrement dans le domaine du risque« , précise la Fédération bancaire française dans un communiqué.
S’il est approuvé par Christine Lagarde, l’accord conclu par les grands établissements bancaires, la direction du Trésor, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Commission bancaire entrera en vigueur dès cette année pour les bonus que les traders toucheront au début 2010.
Il s’appliquera aux professionnels (front office, fonctions support, contrôle) de l’ensemble des activités de marché et de la banque d’investissement et de financement, quelle que soit la forme juridique des entreprises – banque, assurance, entreprise d’investissement, société de gestion, etc.
L’ accord indique que la part variable de la rémunération, séparée de la part fixe, ne pourra être versée qu’en fonction « des gains réels (dégagés) pour l’entreprise en tenant compte des intérêts des clients« . Il prévoit aussi de différer une part « significative » des primes dans le temps afin de « prendre en compte les résultats complets des opérations, souvent connus seulement après plusieurs années ».
L’ accord indique aussi qu’une part de la prime serait également versée en titres ou en options sur titres afin que les bonus soient fonction du cours de Bourse de l’entreprise et de l’intérêt des actionnaires.
Sur le plan de la gouvernance, l’accord indique que le conseil d’administration des établissements se prononcera sur la politique de rémunération et sera informé de leur déclinaison au niveau individuel « au-delà d’un certain seuil ».
Certaines banques craignent que leurs meilleurs traders quitter la place française … et le communiqué de la FBF indique qu’une « approche internationale est indispensable » et compte pour cela sur le prochain sommet du G20 de Londres consacré à la réforme de la finance mondiale….
Tout ça est bien séduisant .. et montre que le gouvernement agit … sauf que ces mesures CONCERNANT LES TRADERS EXISTENT DEJA:
- les bonus sont séparés des salaires fixes
- les bonus ne sont pas versés en une seule fois (par exemple chez Calyon, 15% des bonus sont gardés et versé en 3 fois les 3 années qui suivent)
- les bonus sont décidés par la haute hiérarchie et connus du conseil d’administration
Surtout, les très gros bonus des traders ne sont pas versés en France.
Même si la personne travaille en France, elle dépend souvent de Londres (où elle passe le week-end et au moins un jour, ses activités en France étant considérées si sa présence est nécessaire comme du « déplacement client » …).
Les bonus sont alors versés par l’entité anglaise de la banque et souvent en partie dans des paradis fiscaux avec lesquels la législation anglaise est souple.
Ce n’est quand même pas pour le climat anglais que la plupart des gros bonus sont versés à des employés « anglais » …
La mesure gouvernementale sur les bonus des traders n’apporte donc rien de nouveau si ce n’est de la poudre aux yeux appelée plus souvent démagogie.
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Le « Grand Hold-up des banques » sur France3
France3 dans son émission « Pièces à conviction » a présenté hier une émission exceptionnelle « Crise financière : « Le Grand Hold-up des banques »
Différents reportages constituaient l’émission:
- L’ETAT FACE AUX BANQUES : CONTROLER L’INCONTROLABLE
- PARADIS FISCAUX : UN SECRET BIEN GARDE
- SAINT ETIENNE : UNE VILLE FRAPPEE PAR LA CRISE
- TRADERS : LA CRISE VUE DE L’INTERIEUR
Principaux enseignements du « hold-up des banques« :
- les pertes des banques françaises à cause de la crise financière américaine: 25 milliards
- la communication des banques et du gouvernement ne reflète pas la situation exacte
- des villes sont plombées par les crédits compliqués vendus par certaines banques
Beaucoup de banques ont été citées dans l’ émission de France3 et jamais en bien: Crédit Agricole, Banques populaires, BNP, RBS, Société Générale, Dexia.