oudéa
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La Société Générale plombée par les CDS ?
Le second trimestre 2009 de la Société Générale s’annonce relativement bon: le résultat net devrait être bénéficiaire pour la période avril-juin après une perte de 278 millions d’euros au premier trimestre.
Un problème cependant: les dérivés de crédit.
Ces contrats spécifiques ( notamment les CDS) permettent de diminuer le risque financier d’un crédit, la banque demandant des garanties financières au client. Cela permet à la banque de protéger ses portefeuilles obligataires – c’est-à-dire la valeur de ses taux d’intérêt.
A l’automne dernier , la valeur de ces CDS a bondi car les investisseurs ont limité au maximum les risques financiers.
Quand la confiance revient, les investisseurs abandonnent les CDS, et leur valeur chute.
A cause de ce reflux, la Société Générale prévoit une perte d’1,3 milliard d’euros due à ce « resserrement des dérivés de crédit ».
A priori, les bénéfices du second trimestre 2009 de la Société Générale ne seront pas suffisants pour combler le déficit des CDS. Pour l’instant, « Aucune autre dépréciation n’est toutefois à attendre » selon Frédéric Oudéa. Mais cet argument ne semble rassurer personne…
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2 milliards de bénéfice pour la Société Générale
La Société Générale a annoncé mercredi un résultat net de 2 milliards d’euros de profit pour 2008. D’après la Société Générale seuls les métiers de gestion d’actifs sont « pénalisés par des mouvements de décollecte et de dépréciations ».
Ce sont pourtant les résultats de la banque de financement et d’investissement (BFI) qui inquiètent les marchés et provoquent les chutes de la valeur boursière de la Société Générale. Frédéric Oudéa, le nouveau patron de la banque aurait donné des instructions très fermes pour limiter au maximum les risques et les actions de la BFI car certains analystes se prépareraient à un CAC40 inférieur à 2500, ce qui provoquerait un véritable massacre.
Les résultats annoncés par la Société Générale vont lui permettre de remonter son ratio de fonds propres et donc de rassurer les marchés .. tant que l’affaire Kerviel continuera d’être guidée par la banque et que donc le calcul des pertes attribuées au seul Kerviel sera confirmé (que se passerait-il si on découvrait que dans ces fameux 5 milliards, quelques uns n’ont pas été perdus par Kerviel ?) et tant que les analystes ne regarderont pas de trop près l’exacte valeur de certaines participations de la Société Générale comme par exemple celle dans sa banque russe Rosbank dont la réelle valeur actuelle est très très proche de 0 dans le contexte de crise russe qui ne laisse vivants qu’un ou 2 acteurs bancaires et surtout pas des « petites » banques qu’on a vendu aux étrangers pour gagner de l’argent ..
Tout cela n’empêchera pas la Société Générale de passer au guichet de l’ état pour récupérer l’argent du contribuable sans vraiment d’obligations…