"george bush"
G20: quoi de concret ?
La réunion du G20 a accouché de 3 « directions »:
- un soutien à l’économie mondiale
- une nouvelle régulation des marchés financiers
- une réforme de la gouvernance mondiale
Le « soutien à l’économie mondiale » consiste en politiques de relance coordonnées, en utilisant les arme s budgétaires et fiscales.
Le Fonds monétaire international (FMI) et les banques de développement devront accompagner l’activité des pays les plus fragiles pour éviter une propagation de la crise financière.
En ce qui concerne la régulation, le texte prévoit une mise sous surveillance étroite des institutions financières, y compris des fonds spéculatifs (hedge funds). Il y aura aussi un renforcement de la coopération internationale envers les places « offshore » (paradis fiscaux).
Il y aura aussi une réforme des grandes institutions internationales, comme le FMI et la Banque Mondiale pour permettre une meilleure représentation des pays émergents et en développement.
« Le capitalisme de libre marché a été le moteur de la prospérité et du progrès », a souligné George Bush, invitant le G20 à rejeter «les appels au protectionnisme et au collectivisme ». Cela a conduit les rédacteurs de la déclaration finale à rajouter au dernier moment que les pays s’engageaient à «refuser le protectionnisme ».
Les dirigeants du G20 ont convenu de se retrouver avant le 30 avril 2009 « afin de vérifier la mise en oeuvre des principes de décisions » sur lesquels ils se sont mis d’accord. Le prochain sommet devrait se tenir en Grande-Bretagne, pays qui prend l’an prochain la présidence du G20.
En résumé, ce fameux G20 annoncé à grands coups de tambours et de trompettes a semble-t-il accouché d’une souris. Les marchés devraient le montrer demain.