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Le FMI estime la crise à 3130 milliards d’euros
Après quelques jours d’optimisme à propos de la fin de la crise, quelques nouvelles données ont ramené les gens à la réalité.
Dans son dernier « rapport sur la stabilité financière mondiale », le FMI a notamment estimé la crise à 4054 milliards de dollars (3130 milliards d’euros) !
Ce chiffre est obtenu en additionnant les dépréciations d’actifs financiers américains (2712 milliards), européennes (1193 milliards) et japonais (149 milliards).
Ce coût de 3130 milliards d’euros correspond à ce que supportent les institutions financières notamment en raison de la baisse de la valeur des actifs qui garantissaient les crédits.
Cette estimation du coût de la crise financière est faite par le FMI pour une période allant de l’été 2007 jusqu’en 2010.
Le FMI estime par ailleurs que pour sortir de la crise et retrouver des fonds propres équivalents à 1/25ème de leurs crédits, les banques américaines et européennes devront respectivement récupérer 275 milliards et 600 milliards de dollars de capitaux.
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G20: quoi de concret ?
La réunion du G20 a accouché de 3 « directions »:
- un soutien à l’économie mondiale
- une nouvelle régulation des marchés financiers
- une réforme de la gouvernance mondiale
Le « soutien à l’économie mondiale » consiste en politiques de relance coordonnées, en utilisant les arme s budgétaires et fiscales.
Le Fonds monétaire international (FMI) et les banques de développement devront accompagner l’activité des pays les plus fragiles pour éviter une propagation de la crise financière.
En ce qui concerne la régulation, le texte prévoit une mise sous surveillance étroite des institutions financières, y compris des fonds spéculatifs (hedge funds). Il y aura aussi un renforcement de la coopération internationale envers les places « offshore » (paradis fiscaux).
Il y aura aussi une réforme des grandes institutions internationales, comme le FMI et la Banque Mondiale pour permettre une meilleure représentation des pays émergents et en développement.
« Le capitalisme de libre marché a été le moteur de la prospérité et du progrès », a souligné George Bush, invitant le G20 à rejeter «les appels au protectionnisme et au collectivisme ». Cela a conduit les rédacteurs de la déclaration finale à rajouter au dernier moment que les pays s’engageaient à «refuser le protectionnisme ».
Les dirigeants du G20 ont convenu de se retrouver avant le 30 avril 2009 « afin de vérifier la mise en oeuvre des principes de décisions » sur lesquels ils se sont mis d’accord. Le prochain sommet devrait se tenir en Grande-Bretagne, pays qui prend l’an prochain la présidence du G20.
En résumé, ce fameux G20 annoncé à grands coups de tambours et de trompettes a semble-t-il accouché d’une souris. Les marchés devraient le montrer demain.